Maintenant que les affaires courantes sont gérées et qu'Alexandre s'occupe du blog de 42stores (d'ailleurs, il vient de parler d'Amazon Premium, très intéressant) je peux revenir sur les préoccupations plus nombriliste et écrire de nouveau sur ce blog.
Je réfléchis en ce moment à tout ce qui est réseau ("networking", c'est quoi le bon mot en Français ? Réseautage ?), et de l'importance de travailler son réseau. Plus que l'importance, il m'arrive de me poser la question de son utilité, pour la réussite de mon entreprise.
Contrairement à ce que Sébastien m'a appris pour écrire pour le web, je fais faire un billet thèse/antithèse/synthèse.
Le réseautage ne sert à rien ?
Passer son temps dans les soirées, où l'on rencontre plein de monde, c'est très chronophage. On discute de tout et de rien. On échange des cartes de visite, et collectionne les échanges de profils dans LinkedIn et Viadeo... que l'on n'utilise pas au final.Le temps passé est agréable, tout du moins pour moi parce que je suis "socialisé". Mais est-ce que des affaires se font vraiment à ce moment, non pas vraiment. On peut penser que tout cela est très superficiel...
Mais...
Prendre des contacts, se présenter à droite à gauche, c'est aussi travailler "sa marque" : la notoriété de son nom. Ça flatte beaucoup mon égo quand je rencontre des gens qui me connaissent alors que je ne les connais pas. Mais, le développement de mon égo (et de mes chevilles en même temps) n'apporte rien à mon entreprise (et en fait pas grand-chose à moi). Quoique... si...en fait, le développement de cette notoriété sert à quelque chose : apporter de la confiance !
Notoriété = confiance
Un exemple, on apprend aujourd'hui qu'Inspirational Stores vient de lever 10 millions d'euros. C'est énorme ! Pourtant, l'idée de base d'I.S. n'est pas révolutionnaire : gérer le ecommerce de marque de luxe.
Mais comment est-ce possible ? Michel de Guilhermier est plus que notoirement connu dans le milieu du ecommerce : il a lancé une grosse entreprise de développement photo, Photoways. Les investisseurs savent que Michel de Guilhermier sur le sujet réalisera quelque chose de parfait, et que son entreprise sera donc exceptionnelle.
Dans mon raisonnement, il y a un grain de sable : en fait, la notoriété ne suffit pas. L'expérience de Michel de Guilhermier fait évidemment la différence.
D'ailleurs, depuis que je cherche des financements pour 42stores je suis confronté un peu aux mêmes constations : c'est parce que mes interlocuteurs me connaissent et savent ce que j'ai déjà fait, qu'ils m'écoutent et croient ce que je leur explique. C'est très souvent ce qui à fait la différence entre un oui et un non.
Alors Notoriété/expérience = confiance/projet
J'ai toujours été beaucoup plus fort en math qu'en français... Notre réseautage permet donc d'accroître votre notoriété, mais sans travail derrière le résultat est nul.
Le réseautage est utile pour les "feuseux"
En Normandie, ils disent (en tout cas, Benjamin le dit) : "Grand diseux . . . petit feuseux". Et bien pour les diseux, le réseautage est inutile et n'apportera rien. Pour le feuseux, il sera beaucoup plus utile et permettra de lui ouvrir des portes, développement son capital confiance et au final, faire des affaires...
Reste à savoir si je suis un diseux ou feuseux ?
PS : j'ai raté ma "thèse/anti-thèse/synthèse"... j'ai toujours été nul en français, je vous l'ai déjà dit.
PS : Au fait : je suis à la Webdeux.Connect : Connecting Party samedi. Qui y sera ?


Commentaires
... Assez emballée par la parole du grand Gourou Alain Bosetti (Place des Réseaux etc. ...), je crois beaucoup en l'entretien d'un réseau sain, ouvert, sincère, transparent... non pas pour recruter des clients, ça c'est l'effet boomerang positif, mais comme tu le soulèves, pour valoriser son image, la rendre brillante, active, positive...
Démontrer que l'on est l'élement fort d'un réseau sain ne peut que contribuer au business. En revanche, la méthode "d'entretien" passe par des actions beaucoup plus subtiles que l'échange rapide de cartes de visite ou de mises en relation viadeo. C'est surtout un travail de longue haleine, où il faut beaucoup donner.
ça doit donc correspondre, d'une part, à sa façon d'être - ours mal léchés s'abstenir, et se travailler, d'autre part, dans la durée, en se donnant des objectifs (500 contacts sans lendemain = 0).
Il y a certains métiers, comme le mien (...), qui ne peuvent pas se passer de recommandations réseau...
StéphanieRavie de t'avoir depuis peu dans le mien, et de l'entériner par une prochaine rencontre ! :-)
Belle analyse Olivier, travailler son réseau c'est je crois 1) de l'investissement 2) une attitude ou un état d'esprit 3) du travail
1) de l'investissement car cela demande comme tu l'as dit du temps. Par exemple lorsque je m'occupe du Club des Panthères qui réunit parfois une centaine de dirigeant(e)s Internet ts les 2 mois à Paris ou Lyon il faut : envoyer un mail d'invitation, relancer pr savoir qui vient / qui vient pas, booker un resto, être en forme et si possible à l'heure, faire le go-beetween entre les gens. Et c'est une organisation minimaliste.
2) C'est une attitude également : cela demande de donner sans savoir si un jour on recevra. Cela suppose de donner à certains et s'apercevoir que finalement ils ont pris et sont partis sans rien donner en retour. Un peu comme une association ;-). Mais mon expérience montre que ce n'est pas grave. Vous recevrez toujours de quelqu'un...La seule question est de savoir quand. Le réseau est donc une attitude, un état d'esprit mais qu'il faut construire je crois dans le long terme...
3) le réseau sans travail ne sert je suis d'accord avec toi à pas à grand chose, un peu comme si il n'y a rien après la promesse...Il faut conserver le contact avec les gens, se souvenir de qui on a rencontré et où, faire du LinkedIn et tout et tout (rires)
Tu cites l'exemple de Michel qui arrive à lever lui et son équipe 10 millions d'euros. Mais déjà il n'est pas seul, l'équipe est essentielle. Deuxièmement il travaille depuis 2006 à son projet, avec son associé. Troisièmement il a déjà levé de fonds avec Photoway's. C'est donc une prime à l'expérience. J'oubliais de mentionner qu'il a financé avec des Business Angels la première étape de son développement...Lire à ce sujet One's you're Lucky twice your good, bkin qui explique que réussir une start-up une fois cela peut être de la chance mais que deux fois cela veut dire qu'on est bon. Cela ne préjuge en rien de la réussite ou non d'Inspirational Store ;-) Je suis pas assez informé d'ailleurs pour savoir si Photoway's a été une réussite ou non...
Tout cela pour dire que le réseau cela sert mais que ce n'est pas "donné" à tout le monde, ce sont aussi quelques techniques qui s'apprennent...
Au plaisir de te voir prochainement :-)
/Olivier, fondateur du Panthère's Club
/Olivierwww.oliviermarx.net
Olivier, tu as parfaitement raison de parler d'attitude. Il faut accepter de ne pas avoir de retour, pas tout de suite au moins. En attendant, ça fait toujours plaisir de rencontrer des gens sympas et de boire des coups ;-)
Oliviermerci pour ce topic, mais faut que les mentalites change!
mouislouisUn blog est un journal personnel en effet mais surtout un lieu dechange et de partage d idees (tout comme je fais actuellement sur le sujet) Bref, Merci pour les tuyaux, cest tres enrichissant.
papillondunord