Là où Ségolène Royale lance un site qui aurait pu être réalisé par un collégien et qui aurai soi-disant couté 41000€, Obama exerce une vraie influence sur Internet en étant présent partout où les gens sont. Obama est sur Facebook, sur YouTube, sur Twitter, ...

La critique de ce site est un cas d'école. En un site, tout ce qu'il ne faut pas faire :

  • Un design graphique d'un incroyable mauvais gout. On dirait un mauvais powerpoint...
  • Des erreurs 500 dans tous les coins,
  • Une vidéo de piètre qualité, qui démarre toute seule,
  • Aucun critère technique pour faciliter le référencement (même pas de titre à la page d'accueil, enfin si : "index")

De l'autre coté, le site de Barack Obama est un exemple :

  • le site est bien organisé,
  • les actions possibles sur le site sont bien identifiées par les boutons assez gros,
  • les messages sont clairs : en ce moment, il recherche le soutien pour la réforme du système de santé,

L'utilisation des services "grand public" faite par Obama et son équipe est le grand plus de ce site.

Là où un site politique français considère que toute l'information doit être concentrée sur le même site, et que le public doit venir visiter le site (vision très "web 1.0"), les Américains vont à la rencontre de leur public sur les sites qu'ils utilisent régulièrement. En utilisation tous les sites dits "web 2.0" - c'est à dire beaucoup plus collaboratif - Obama parle directement au public, même aux gens qui ne sont pas intéressés par la politique.

Les jeunes sont sur MySpace : Obama y va,
Twitter est le mode de communication à la mode parmi les "early-adopters" : Obama twitte,
Les passionnés de photo utilisent Flickr ? Toutes les photos d'Obama sont aussi sur Flickr.

En plus de se rapprocher du public, Obama peut adapter son discours à se cible. Par exemple, sur BlackPlanet il parle à la communauté noire.


Comparez vous-même le site de la Maison Blanche et celui de l'Elysée. La différence est évidente.

Je n'aime pourtant pas la notion de "retard par rapport aux Américains", mais pour l'utilisation du web par les hommes politiques, c'est flagrant !