3333km à vélo ça change quoi ?

3333km… ça fait quand même un petit bout de chemin, en gros un tour de France 💪. Mais pour moi, c’est 3333km de vélo entre la maison et le bureau. #velotaf

Avant, le vélo, c’était de la souffrance. C’est ma chérie qui m’a poussé sur mon vélo : une copine nous a prêté un deuxième vélo électrique, et nous avons fait le trajet de la maison au bureau pendant 2 semaines presque tous les jours. 8km à l’aller, 12km au retour : ça monte et l’on ne peut pas passer par le même chemin (pour ceux qui connaissent Rouen : on descendait par la cote de Bonsecours, impossible à remonter et avec beaucoup trop de voitures en plus). Une heure de vélo par jour - 20 minutes le matin, 40 minutes le soir - a remplacé mes 50 à 80 minutes de voiture. Oui, en ville la vitesse moyenne est de 16km/h… en vélo, on va plus vite. Et surtout en vélo, les temps de trajet sont fiables : pas de bouchons.

Et en deux semaines, j’ai trouvé ça bien, très bien même. Mais je me suis un peu fait avoir : il faisait beau, c’était l’été… et voilà, j’ai acheté un vélo électrique !

Du plaisir

J’ai entamé l’écriture de cet article parce que ce matin, je suis passé à côté d’un bouchon de voitures et je me suis dit : “Mais qu’est-ce que je suis bien sur mon vélo, au soleil, en plein air !”

À chaque fois que je vais au travail, je traverse la Seine. Et régulièrement, au lever de soleil, je m’arrête pour apprécier la vue (et mettre une petite photo sur Instagram). Au retour, je passe de temps en temps sur les quais pour m’arrêter sur une terrasse.

Faire du vélo, c’est aussi faire une activité physique. Je ne vous parle pas d’une activité sportive, notez la nuance. Mais pédaler tous les jours, ou presque, est excellent pour la santé. Et même si c’est avec un vélo électrique. Non, faire du vélo électrique, ça n’est pas tricher. Sinon, je ne sais pas de quoi on pourrait traiter les automobilistes.

Et je ne vous parle pas de ce petit plaisir, presque pervers : tous les soirs, je double une bonne trentaine de voitures agglomérées à un feu. C’est une petite jubilation. Je sais, c’est mal.

Une nouvelle normalité

Le vélo est une drogue, il faut le savoir : on commence une fois de temps en temps et puis quelques mois plus tard on se retrouve en plein hiver, sous la neige à rouler entre les voitures.

Plus sérieusement, le vélo devient vite la normalité du déplacement courte distance. Mais définissons ensemble ce qu’est une courte distance à vélo : pour moi, c’est 5km, soit 15 minutes de vélo. Ces 5km seraient parcourus en à peine moins de temps en voiture, voire même plus longtemps si on a besoin de chercher une place pour se garer.

Ces 5km couvent la plupart de nos déplacements courants. En France, c’est même 60% de tous les déplacements, donc en comptant même la gens qui habitent en campagne ou en banlieue éloignée.

Vous faites 10km pour aller au travail ? Vous feriez mieux d’y aller en vélo.

L’addiction arrive vite : - une petite course à faire ? Mais pourquoi je prendrais la voiture ça ira plus vite en vélo. - et si on allait de l’autre côté de la ville pour aller boire un coup ? - franchement, ça serait sympa si pour le déconfinement on se faisait une semaine pour longer la Loire à vélo (200km que je n’ai pas compté dans les 3333km, car fait avec un vélo loué sur place)

Arguments contre le vélo

Alors évidemment, le monde n’est pas tout rose en vélo. Il y a plein de problèmes… ou pas.

  • Il pleut trop souvent : je vous rappelle que je vis en Normandie… et tous les ans je ne roule pas sous la pluie plus d’une dizaine de fois. Par quel miracle ? J’attends la fin de l’averse tout simplement. Et je dois vraiment sortir, j’ai un Kway et un pantalon de pluie.

  • Il faut froid : c’est vrai, l’hiver il fait froid. Côté vêtement, en général on s’habille déjà en fonction de la saison. Il faut juste prévoir un bonnet et des gants ! Surtout des gants.

  • C’est dangereux : oui, c’est vrai que statistiquement, c’est plus dangereux qu’être dans une voiture. Mais est-ce que vous saviez que c’est largement compensé par les bénéfices apportés par l’activité physique quotidienne générée ?

  • C’est dangereux (bis) : il faut évidement se méfier des conducteurs, et imaginer qu’ils vont faire toutes les conneries possibles. Du coup, on n’est jamais surpris ! Et en plus les infrastructures sont de plus en plus développées : on roule maintenant largement sur des pistes cyclables séparées, et ça, c’est cool.

  • Et la pollution : de nombreuses études ont montré que les polluants se concentraient dans les habitables de voitures. Donc… sortez-en.

  • On se fait voler son vélo : oui, c’est sûr si vous avez un antivol de M****E. Le principe, c’est d’être moins facile à voler que le vélo garé à côté. Alors 1. choisissez un bon antivol (voir les tests à la FUB) 2. mettez 2 antivols (un U et un antivol de cadre par exemple)

  • Je ne peux pas arriver transpirant au bureau : on n’est pas là pour faire du sport ! On roule tranquille, on change les vitesses quand ça monte même un peu, on prend un vélo électrique…

  • Je doit déposer les enfants à l’école : Option 1 le cargo, en plus vous pourrez faire vos courses avec. Option 2 le vélo rallongé avec une porte-baguage pour mettre 2 enfants, voire même 3 !

  • Je ne peux pas faire les courses en vélo : vous seriez surpris tout ce que l’on peut mettre dans des sacoches. Et sinon, il y a l’option vélo cargo ou une petite remorque.

  • Vous avez une armoire normande à déménager (c’est une vieille blague de cycliste) : c’est aussi possible, si, si ! Tout en vélo le fait.

Je suis à court d’arguments contre, mais vous pouvez venir m’en proposer sur twitter.

Le vélo, c’est maintenant !

Et si vous vous donniez une chance ? Sortez votre vélo de la cave, et allez chercher le pain avec ! L’histoire commence comme ça…

Olivier MARTINEAU Ecrit par :   

Entrepreneur enthousiaste (♥︎ produit & kpi), technophile (♥︎ dev & srv), co-président de la FRENCH TECH ROUEN, co-fondateur SPREAD, solution SaaS d'engagement clients (♥︎ people & action)