Au revoir SPREAD

Depuis une semaine, je ne suis plus CEO de SPREAD, la startup que j’ai fondée il y a dix ans.

Mais dans tous les cas, je resterais éternellement un petit poulpe 🐙, grand défenseur de SPREAD en toute occasion.

Pourquoi est-ce que je quitte l’entreprise que j’ai créée ?

Dès qu’on lève de l’argent pour développer son projet, les investisseurs vous obligent à imaginer la sortie. Et celle-ci est toujours liée à notre propre sortie. Donc depuis dix ans, je savais que je quitterais un jour l’entreprise que j’avais fondée avec mes associées.

Je suis calé sur des cycles de trois ans dans le travail, comme beaucoup je pense, ça n’est pas très original ! Sur SPREAD, j’ai passé les trois premières années à incuber une idée et trouver les premiers clients. Les trois années suivantes, après la levée de fonds, ont permis de structurer le produit, l’équipe et d’atteindre le premier million d’euros de chiffre d’affaires. Et après la sortie de notre investisseur et le rachat de SPREAD, les trois dernières années ont été l’occasion de travailler des synergies avec le groupe et développer de nouveaux ressorts de croissance.

Et voilà, presque dix ans ont passés en un battement de cils. SPREAD passera dans une autre dynamique sans moi, avec un nouveau CEO qui saura bien mieux que moi mener les prochaines étapes.

Je suis un éternel optimiste, mais aussi trop souvent insatisfait : j’aurais aimé amener SPREAD encore plus haut sur ces dix années. Mais il parait que seulement 4 % des startups dépassent le million d’euros de CA… et nous l’avons très largement dépassé. Je suis convaincu que toute l’équipe peut être satisfaite de cet accomplissement (moi aussi, même si…).

Et après ?

Pendant ces années bien remplies, je n’ai pas eu de « temps de cerveau disponible » pour penser à la suite, mais depuis quelques semaines — le transfert à mon successeur étant bien avancée — j’ai pu amorcer quelques réflexions.

Je suis encore très jeune, et en y réfléchissant, il y a quinze ans, je commençais tout juste à lancer ma première startup, 42Stores. J’ai du temps devant moi pour recréer une nouvelle startup. Ça tombe bien, c’est ce que j’aime faire.

J’ai vu aussi plusieurs autres points se préciser :

  • I ❤️ B2B SaaS, forever.
  • Tous les domaines d’activité m’intéressent, mais le e-commerce demeure le secteur que je comprends le mieux, mais d’autres secteurs m’attirent : l’éducation par exemple.
  • Géographiquement, le terrain de jeu est immense, mais personnellement je resterai à Rouen ou peut-être du côté de Strasbourg ou de Tours…
  • Créer de produit me passionne, autant du côté Tech que du côté usage.

Et d’ici là ?

Je partage des sujets que j’avais mises de côté, en particulier des idées de startups. J’en ai un gros tas que je distille sur Twitter (→ ici) et sur LinkedIn (→ ). J’ai aussi partagé énormément de choses dans startupOS. https://startupos.xyz/.

Même si j’ai transféré la présidence de la French Tech Rouen à Etienne, je reste très engagé auprès de la communauté, et j’ai bien l’intention de porter quelques projets sympas en 2022.

Je prends beaucoup de temps pour échanger avec des amis et des entrepreneurs pour aider, pour nourrir des réflexions, pour entretenir les amitiés.

Vous avez envie de discuter avec moi ? D’un sujet précis ou de tout de rien : faites-moi un message.

Olivier MARTINEAU Ecrit par :   

Entrepreneur enthousiaste (♥︎ produit & kpi), technophile (♥︎ dev & srv), co-président de la FRENCH TECH ROUEN, co-fondateur SPREAD, solution SaaS d'engagement clients (♥︎ people & action)